Wall street en pleine forme : l'accord iranien et l'ogre intel propulsent le nasdaq

Les marchés financiers ont enfin laissé derrière eux leurs appréhensions, et se sont repliés sur les chiffres positifs. L'optimisme nourri par l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran a insufflé une confiance retrouvée aux investisseurs, effaçant – pour l'instant – les craintes liées à un éventuel relèvement des taux d'intérêt par la Réserve fédérale, désormais dirigée par Kevin Warsh.

Un rebond spectaculaire : s&p 500, nasdaq et dow jones en hausse

Un rebond spectaculaire : s&p 500, nasdaq et dow jones en hausse

Les futures du S&P 500 augmentent avant l'ouverture de la bourse de New York, avec une progression de 0,7 %. Le Nasdaq se reprend de plus belle, grimpant de 1,4 %, porté par les actions des semi-conducteurs. Le Dow Jones enregistre une hausse de 0,3 %. Ainsi, le Nasdaq et l'indice industriel Dow Jones peinent à ne pas confirmer une deuxième semaine consécutive de gains, avant le jour férié de Juneteenth. La journée boursière d'aujourd'hui est également marquée par la volatilité habituelle, typique de la « triple heure sorcière », le moment où se clôturent simultanément les contrats dérivés, options et futures sur indices et actions.

Mais le véritable catalyseur de cette envolée est sans conteste Intel. Ses actions ont explosé, grimpant de plus de 8 % avant l'ouverture du marché. L'annonce d'un partenariat majeur avec Apple, qui prévoit la fabrication de ses puces par le géant californien, est à l'origine de ce sursaut d'enthousiasme. L'effet domino s'est rapidement propagé au S&P 500, qui souffrait depuis des semaines des messages pessimistes de la Fed concernant le renchérissement des prêts.

Intel : un coup de pouce massif Donald Trump a officialisé ce partenariat, soulignant l'importance stratégique de cette collaboration pour l'avenir de la technologie. Il s'agit d'un véritable tournant pour le fabricant de puces, qui cherche à diversifier ses sources d'approvisionnement et à renforcer sa position sur le marché des semi-conducteurs. Il faut dire que ce genre de news, ça fait toujours de bonnes choses pour les actionnaires, ne serait-ce que pour le moment.

L'énergie, un répit temporaire Le secteur pétrolier connaît un soulagement, avec une baisse des prix du Brent d'environ 1,4 %, atteignant 78,50 dollars le baril, son niveau le plus bas depuis le début du conflit. La perspective d'une réduction du risque de coupure de l'approvisionnement en pétrole, avec le redémarrage de trois super pétroliers saoudiens coincés dans le Golfe Persique, contribue également à cette dynamique haussière. Cependant, la chute des prix du pétrole et la baisse des prix de l'essence aux États-Unis (inférieurs à 4 dollars le gallon) ne signifient pas la fin des problèmes. Les alertes restent affichées sur les marchés obligataires américain et britannique, les investisseurs anticipant un nouveau relèvement des taux d'intérêt par la Fed en septembre, face à l'inflation persistante.

L'économie américaine, toujours solide Malgré ces incertitudes, l'économie américaine affiche une résilience remarquable. Des institutions financières comme UBS soulignent, selon Bloomberg, la robustesse de l'économie américaine, illustrée par les chiffres de ventes de voitures et d'achats immobiliers en mai. L'accord de paix, désormais signé, pourrait signaler la fin du pire de la crise inflationniste, permettant ainsi aux investisseurs de se recentrer sur les fondamentaux des entreprises. Apple a déjà annoncé son intention d'augmenter les prix de ses produits, en raison de l'augmentation du coût des puces d'intelligence artificielle. Une nouvelle qui ne manque pas de faire grimper les cours du titre.

Conclusion : La volatilité reste présente, mais l'ambiance générale est positive. Wall Street a pris une profonde inspiration. Et, soyons clairs, même si la situation est en train de s'améliorer, la Fed ne lâchera pas le frein tant que l'inflation ne sera pas maîtrisée. Il faut donc rester vigilant.