Pourquoi windows persiste avec le 'c:' : un héritage des lecteurs de disquettes
L'habituel 'C:' de votre disque dur Windows : une anomalie persistante dans un monde dominé par les SSD et le cloud. Pourquoi Microsoft s'obstine-t-il à conserver cette convention héritée d'une époque révolue ? La réponse, aussi surprenante qu'absurde, remonte aux disquettes et aux premiers PC.
L'ère des lecteurs de disquettes : l'origine du 'c:'
L'histoire commence dans les années 70 et 80, lorsque les lecteurs de disquettes étaient le principal moyen de stockage. Les premiers lecteurs étaient désignés par les lettres 'A:' et 'B:'. Mais avec l'avènement de l'IBM PC 5150 en 1981, équipé de lecteurs de disquettes 5,25 pouces nommés 'A:' et 'B:', est apparu le 'C:'.
En 1983, l'IBM PC XT a introduit le premier disque dur interne de 10 Mo, également baptisé 'C:'. MS-DOS 2.0 a ensuite intégré ce standard. Si le BIOS ne trouvait ni lecteur 'A:' ni 'B:', il passait directement au 'C:', qui était le disque dur. Une solution pragmatique, mais qui a laissé une empreinte durable.
Curieusement, l’ordre alphabétique aurait dû imposer un 'A:' pour le disque principal. L’arrivée des mémoires USB, qui se greffent sur le système avec les lettres 'D:' ou 'E:', ne fait qu’accentuer l’aspect anachronique de cette convention.

Un standard stratégique, pas un simple nom
Aujourd'hui, Microsoft maintient cette hiérarchie dans Windows 11. Changer cette lettre 'C:' engendrerait un chaos indescriptible. Des fichiers, des programmes, des fonctions : tout serait désorganisé. Une telle modification risquerait de casser la compatibilité avec d'autres systèmes et de provoquer des dysfonctionnements critiques.
Bien que les lecteurs de disquettes soient désormais obsolètes, la lettre 'C:' est devenue un standard trop ancré dans le système d'exploitation pour être remis en question. Les lettres 'A:' et 'B:' subsistent, utilisables pour nommer des disques durs externes, mais leur usage est déconseillé. L'entreprise de Bill Gates a choisi de préserver ce vestige du passé, non par nostalgie, mais pour garantir la stabilité et la compatibilité de son système d'exploitation.
La 'C:' n'est plus qu'un simple identifiant ; c'est un pilier de l'architecture Windows, un héritage technologique que Microsoft ne peut se permettre de sacrifier, même si cela semble aberrant à l'ère du stockage cloud et des SSD ultra-rapides.
