Pld space : adastra, la voie royale vers les étoiles ?
Oubliez le rodéo de la recherche d'emploi classique. PLD Space, l'entreprise espagnole qui s'attaque au marché européen du lanceur spatial, propose un tremplin radical pour les jeunes talents : le programme AdAstra. Après avoir recruté 30% de ses stagiaires en collaborateurs permanents, la société basée à Elche mise sur une nouvelle vague de candidats ambitieux, prêts à se salir les mains pour propulser Miura 5 vers l'orbite.
Un recrutement… par hasard ?
L'histoire de José Andrés Sánchez, actuel Chief People & Culture Officer de PLD Space, est digne d'un conte de fées spatial. Initialement à la recherche d'un emploi pour son fils, il s'est retrouvé, quelques années plus tard, à piloter le recrutement de la future génération d'ingénieurs spatiaux. AdAstra Early Talent, né de cette anecdote, s'est révélé être une source inépuisable de talents, avec un taux de conversion impressionnant.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : sur 50 stagiaires accueillis, 30 ont été embauchés et trois ont accédé à des postes de direction. "Les personnes qui font preuve d'engagement et de compétences ont de réelles opportunités de progression", explique Sánchez. L'approche de PLD Space, combinant développement horizontal (expertise approfondie) et vertical (prise de responsabilités), permet une évolution rapide et durable des profils.

Postulez vite : la date limite approche
Si l'aventure vous tente, il n'y a plus beaucoup de temps. Les candidatures pour les stages AdAstra sont ouvertes jusqu'au 26 mars. Le processus sélectif, après une première évaluation des dossiers, comprendra des défis de groupe le 23 avril et, surtout, la soumission d'une vidéo de motivation. On raconte qu'un candidat avait même simulé le décollage du Miura 1 depuis sa fenêtre, une preuve d'enthousiasme qui n'est pas passée inaperçue.
L'intégration est prévue pour mi-mai et les candidats doivent être inscrits dans un établissement conventionné avec PLD Space (37 conventions sont déjà signées). La maîtrise de l'anglais (niveau B2 minimum) est indispensable, voire obligatoire dans certains secteurs, où seul l'anglais est parlé. La connaissance du français est également un plus, témoignant d'une ouverture culturelle appréciée dans une entreprise multinationale comptant déjà 25 nationalités différentes.

Plus qu'un stage : une immersion totale
PLD Space recherche des profils motivés, engagés et capables de collaborer. "Techniquement, nous pouvons trouver de nombreux candidats brillants, mais s'ils ne savent pas travailler en équipe, ils ne correspondent pas à nos valeurs", insiste Sánchez. Le projet commun de terminer le cohete exige une collaboration étroite entre tous les membres de l'équipe.
Au-delà de la technique, PLD Space valorise la capacité à simplifier les problèmes complexes et à apporter des solutions concrètes, même face à l'adversité. Un jeune stagiaire avait même réussi à réduire considérablement les coûts d'un projet initialement coûteux, une preuve de l'ingéniosité et de la débrouillardise que l'entreprise recherche.
Les fondateurs de PLD Space, Raúl Torres et Raúl Verdú, affirment ne pas être plus intelligents que les autres, mais avoir travaillé plus dur. C'est cet état d'esprit, associé au travail d'équipe et à la quête de l'excellence, qui définit les valeurs de l'entreprise, dont la mission est de devenir "la plus grande entreprise de lanceurs au monde, hors Amérique du Nord". Et, pour paraphraser Elon Musk, "nous sommes très doués pour rendre l'impossible difficile".
Les futurs stagiaires seront directement impliqués dans le projet Miura 5 et bénéficieront du tutorat de professionnels de premier plan. "Ce que l'on vit dans Ad Astra ne s'apprend pas en salle de classe, c'est un travail concret sur un projet à fort impact : construire des fusées", conclut Sánchez. Avec plus de 441 employés actuellement (le double qu'il y a un an) et l'ambition d'atteindre 550 d'ici la fin de l'année, PLD Space offre un terrain de jeu exceptionnel pour les jeunes ingénieurs en quête d'aventure et de défis.
