Ormuz : l'us navy admet son décalage face à la menace iranienne
Washington reconnait que sa capacité à protéger les pétroliers dans le détroit d'Ormuz est loin d'être opérationnelle, un aveu qui intervient alors que des attaques récurrentes menacent un carrefour vital pour l'approvisionnement énergétique mondial. Cette admission survient après une série de déclarations contradictoires de hauts responsables américains.
La marine américaine peine à répondre à la menace iranienne
Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a admis jeudi que la flotte américaine n'était "pas prête" à escorter les pétroliers à travers le détroit d'Ormuz, un passage stratégique contrôlé par l'Iran. « Cela arrivera relativement bientôt, mais pas maintenant », a-t-il déclaré lors d'une interview sur CNBC. Wright a précisé que les ressources militaires américaines étaient actuellement concentrées sur la destruction des capacités offensives de l'Iran et de son industrie manufacturière.
Cette déclaration intervient après une erreur de communication majeure de la part du secrétaire à l'Énergie, qui avait affirmé, puis retiré, sur les réseaux sociaux que la marine avait déjà escorter un pétrolier. L'incident a provoqué une chute des cours du pétrole, qui avaient déjà atteint des creux depuis le début de la semaine.

Un risque de hausse des prix du pétrole, selon l'iran
L'Iran, quant à lui, a réitéré sa position selon laquelle le détroit d'Ormuz devrait rester fermé. Le secrétaire à l'Énergie a jugé peu probable que le prix du baril atteigne les 200 dollars, comme l'ont prédit certaines sources iraniennes. « Je dirais que c'est improbable. Je ne vais pas spéculer sur le commerce à court terme. Cela dépend davantage de la psychologie que des flux de pétrole », a-t-il ajouté.
L'aveu de l'administration américaine souligne une vulnérabilité majeure dans l'approvisionnement énergétique mondial. La situation dans le détroit d'Ormuz reste extrêmement volatile, et les espoirs d'une résolution rapide s'amenuisent. Le coût de l'énergie pourrait bien en pâtir.
