Oracle : l'ia génère des revenus, mais le coût de la conquête pèse
Oracle a dévoilé des résultats trimestriels en cloud supérieurs aux attentes, confirmant sa transformation en acteur majeur de l'intelligence artificielle. L'entreprise anticipe un chiffre d'affaires annuel de 90 milliards de dollars, dépassant les prévisions des analystes, mais cette progression s'accompagne d'une hausse significative des dépenses.

Les contrats d'ia propulsent la croissance
Le trimestre clos le 28 février a vu le chiffre d'affaires du segment infrastructures bondir de 84 %, atteignant 4,9 milliards de dollars. Cette performance, bien au-dessus des 3,7 milliards de dollars anticipés, est principalement due à une vague de contrats massifs avec des géants comme OpenAI et Meta Platforms Inc.. Oracle fournit les infrastructures — centres de données équipés de puces et autres matériels — nécessaires à l'entraînement des modèles d'IA.
La société a également annoncé une obligation de performance restante de 553 milliards de dollars, en augmentation par rapport aux 523 milliards de dollars du trimestre précédent. Un chiffre éloquent qui témoigne de l'engouement pour ses services.
Cependant, l'expansion rapide de l'infrastructure cloud d'Oracle a un coût. Les dépenses d'investissement ont atteint environ 18,6 milliards de dollars, soit plus du double des 14 milliards de dollars prévus par les analystes. Cette envolée des coûts suscite des inquiétudes à Wall Street, qui surveille de près la rentabilité de cette stratégie.
Les actions d'Oracle ont grimpé d'environ 7 % en séance prolongée après la clôture à 149,40 dollars à New York. Malgré cette réaction positive, l'action a perdu plus de 50 % de sa valeur depuis son pic de septembre, en raison des craintes liées aux investissements massifs et à la complexité logistique qu'ils engendrent. Oracle tente de concilier croissance et maîtrise des coûts, un exercice délicat dans un secteur en pleine effervescence.
