L'or noir de la crise : le pétrole frappe dur

La crise iranienne secoue les marchés mondiaux, et notamment les cours du pétrole. Au lendemain de la prise de pouvoir par le nouveau guide suprême, Ayatollah Ebrahim Raisi, l'Iran menace de prolonger sa fermeture de l'Estrecho deOrmuz.

La pression économique monte

La pression économique monte

Le pétrole a frappé cette semaine des sommets record, dépassant les 100 dollars le baril. Les analystes s'inquiètent d'une éventuelle pénurie de pétrole en cas de conflit prolongé dans la région. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a estimé que le Moyen-Orient fournait 30 pourcent des exportations mondiales de pétrole en 2020, et que l'impact de la crise actuelle pourrait être encore plus important.

Les principales pénuries de pétrole ont déjà touché l'Irak, l'Oman et le Koweït. Les nations occidentales, notamment les États-Unis, sont dans une situation précaire face à ces menaces iraniennes.

La situation est désormais critique pour les marchés financiers, qui craignent une inflation exacerbée par l'augmentation des coûts du pétrole. Le S&P 500 a chuté de près de 1,2 pourcent, tandis que le Nasdaq a perdu 0,9 pourcent. La Bourse de Paris a également enregistré des pertes, notamment le CAC 40, qui a baissé de 0,4 pourcent.