Dr-dos renaît : un classique de l'informatique ressuscite

Le système d'exploitation DR-DOS, jadis rival de MS-DOS, pourrait bien faire son retour. Un développeur indépendant a entrepris de reconstruire ce vétéran de la ligne de commande, non pas en recyclant d'anciens codes, mais en repartant de zéro. Une démarche audacieuse qui ravira les passionnés de rétro-informatique.

Dr-dos 9.0 : une renaissance fidèle aux origines

Dr-dos 9.0 : une renaissance fidèle aux origines

Initialement lancé à la fin des années 1980, DR-DOS se distinguait par ses performances techniques supérieures à celles de MS-DOS. Une avance qui, malgré tout, ne l'a pas empêché d'être éclipsé par le succès de son concurrent. Mais l'histoire est sur le point de basculer. Whitehorn Ltd. Co., une petite entreprise dont la seule ressource est un développeur, a acquis les droits de propriété intellectuelle et travaille sur une nouvelle version, baptisée DR-DOS 9.0.

L'objectif est ambitieux : réécrire le système en langage assembleur pur, une approche qui garantit une pureté technique et évite toute contamination par du code obsolète ou open source. Le projet rend également hommage à Gary Kildall, figure emblématique des débuts de l'informatique personnelle. Selon le site web du projet, DR-DOS 9.0 se veut une implémentation « sans héritage », conçue pour les programmeurs, les collectionneurs d'ordinateurs anciens et les amateurs de systèmes classiques. Le développeur insiste sur le fait que DR-DOS 9 n'intègre pas de code provenant d'autres systèmes ou de versions antérieures de DOS. Chaque composant est développé à partir des spécifications originales.

Le développeur affirme détenir les droits de marque et la propriété intellectuelle du nom DR-DOS, insistant sur le fait qu'il s'agit d'un véritable DR-DOS, et non d'un simple clone. L'approche technique repose sur une reconstruction complète du système en langage assembleur. Cette nouvelle version s'adresse aux adeptes des logiciels anciens, ainsi qu'aux développeurs intéressés par la programmation de bas niveau. Elle pourrait également servir à des fins pédagogiques, comme plateforme d'étude des systèmes d'exploitation classiques, de test de compatibilité avec des programmes anciens, ou d'expérimentation avec des outils de débogage.

Actuellement en phase de développement avec des versions bêta, DR-DOS 9.0 requiert au minimum un processeur 386 de 32 bits et 2 Mo de RAM. Le système devrait fonctionner sans problème sur des machines virtuelles ou des émulateurs. Le développeur a même rapporté avoir réussi à faire fonctionner des jeux classiques comme Doom ou Warcraft sur cet environnement.

Cette renaissance de DR-DOS est plus qu'une simple nostalgie. Elle représente une opportunité de préserver un héritage technologique et de proposer une alternative aux systèmes d'exploitation modernes, notamment pour les applications nécessitant un contrôle précis du matériel. Une démarche qui, dans un contexte de saturation des systèmes complexes, mérite d'être saluée.

Le projet est une preuve que l'innovation ne se limite pas aux nouvelles technologies. Parfois, la véritable avancée réside dans la redécouverte et la réinvention du passé.

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