Découverte étonnante : un composé inattendu révolutionne la lutte contre le vieillissement
Une équipe de chercheurs de l’Université de Séville a mis au jour un élément clé dans la prévention du vieillissement, un caroténoïde incolore baptisé fitoène, jusqu’alors largement négligé.

Un caroténoïde inattendu au cœur de la longévité
Les études, menées en collaboration avec l’Université de Kent au Royaume-Uni, révèlent que ce composé, présent en abondance dans des aliments courants comme les tomates, les carottes, les oranges et les poivrons, pourrait radicalement modifier notre compréhension de la longévité. Les résultats sont stupéfiants : une augmentation de l'espérance de vie jusqu'à 18,6 % chez le modèle animal Caenorhabditis elegans, et une réduction spectaculaire de la toxicité de l'amyloïde-β42, protéine impliquée dans la maladie d'Alzheimer.
Contrairement aux caroténoïdes plus connus, le fitoène n’avait pas été considéré comme actif. Mais les chercheurs, dirigées par la docteure Ángeles Morón Ortiz, ont prouvé le contraire. Les tests sur le modèle animal ont démontré que sa consommation n’affecte pas la croissance ni l'alimentation, ouvrant la voie à un potentiel nutritionnel considérable.
L’étude met en lumière une résistance accrue au stress oxydatif, avec une augmentation de 53% de la survie des organismes exposés à ce facteur. Cela concerne directement la santé de la peau et la prévention des maladies neurodégénératives, notamment la maladie d'Alzheimer et la lèpre (letologie). Le fitoène, observé notamment dans les microalgues Chlorella sorokiniana et Dunaliella bardawil, pourrait ainsi devenir un atout majeur dans la lutte contre ces pathologies.
Les perspectives sont prometteuses : l'exploitation de ces microalgues pourrait conduire à des solutions durables et à de nouveaux compléments alimentaires fonctionnels. Il est crucial de souligner que ces découvertes préliminaires nécessitent encore des financements pour élucider les mécanismes précis en jeu.
En définitive, ce travail ouvre une nouvelle page dans la recherche sur le vieillissement, transformant l'intérêt porté aux microalgues et promettant des avancées significatives pour la santé humaine.
