Simplification de la journée de travail en espagne : un défi pour les inspecteurs du travail
La mise en œuvre de la réduction de la journée de travail pour les fonctionnairesespagnols s'annonce complexe. Cela ressort de la tension entre le corps des inspecteurs du travail et le ministère dirigé par Yolanda Díaz. Le syndicat SITSS a envoyé plusieurs lettres à la ministre pour dénoncer l'absence de progrès dans la révision de leurs conditions de travail, en particulier en ce qui concerne le régime des gardes. Ce conflit éclate en parallèle avec l'accord récent pour adapter le temps de travail hebdomadaire à 35 heures dans l'emploi public, mesure que le propre collectif considère comme un « avancement significatif » en matière de conciliation et de santé au travail, mais qui, à son avis, est contredit par le système d' disponibilité actuel en vigueur dans l'Inspection du travail.

La semaine de 35 heures pour les fonctionnaires prendra effet à partir de la deuxième quincienne d'avril
En conséquence, environ 250 000 employés de l'administration centrale verront leur temps de travail réduit de 2 heures et demie. L'accord couvre également les organismes publics, les agences et les entités de droit public, ouvrant la porte à une éventuelle extension dans les entreprises publiques. Des ajustements seront également apportés aux régimes spéciaux. Les journées de 40 heures passeront ainsi à 37,5 heures, tandis que les horaires intenses d'été et les horaires spécifiques de certains services seront adaptés.
Cependant, le noyau de la critique se concentre sur ce que les inspecteurs qualifient de « contradiction objective ». Alors que la norme avance vers une réduction formelle du temps de travail, le régime des gardes oblige ces fonctionnaires à rester disponibles en permanence pendant des semaines entières. Selon le syndicat, cette situation implique une disponibilité effective « 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 », ce qui impacte directement sur le repos, la vie personnelle et le droit à la déconnexion numérique. Tout cela, selon eux, sans une compensation économique adéquate en rapport avec la charge réelle de travail. SITSS alerte que ce modèle ne compromet pas uniquement la conciliation, mais également la santé au travail et la soutenabilité professionnelle d'un corps qui opère dans des domaines sensibles tels que la sécurité et la santé au travail ou le respect de la législation sociolaborale.
Les inspecteurs soulèvent également un argument de déségalité au sein du système. Dans la Catalogne, un modèle existe déjà qui reconnaît économiquement les gardes : 485 euros par semaine, avec des augmentations de 20 % en jours fériés et de 34 % lorsqu'une semaine inclut un lundi férié. À l'avis du syndicat, ce précédent démontre que « il existe un margem d'organisation et de budget » pour aborder la question au niveau national, ce qui renforce leur critique de l'absence d'action du ministère. Ils exigent une négociation urgente et spécifique pour réviser de manière intégrale le système des gardes, en y intégrant les principes qui inspirent la réduction de la journée de travail, tels que la légalité, l'égalité, la conciliation et la prévention des risques psychosociaux. Cependant, ils dénoncent que cette demande a été rejetée à plusieurs reprises par le département dirigé par Díaz, ce qui a intensifié la méfiance au sein du corps.
