La proposition du gouvernement sur la retraite anticipée des forces de sécurité soulève des inquiétudes
La première proposition du gouvernement espagnol en vue de réglementer la retraite anticipée des agents des forces et corps de sécurité de l'État (FCSE) n'a pas convaincu. Le secteur dénonce un modèle de faible coût qui exclut des milliers d'agents et pénalise le portefeuille des fonctionnaires. Il s'agit d'une revendication historique du collectif, qui réclame d'égaliser les agents de l'État avec les polices autonomes et locales, qui déjà jouissent de ce droit. Étant reconnus comme profession à risque, l'Ertzaintza, les Mossos d'Esquadra, la Police Forale de Navarre et les Policiers Locaux peuvent anticiper leur départ à la retraite (jusqu'à 59 ans) en percevant 100% de leur pension.

Les policiers nationaux laissés à la marge
Malgré que le Tribunal Suprême ait récemment invité le gouvernement espagnol à réglementer la retraite anticipée des agents de la Police Nationale en conditions équivalentes à d'autres corps policiers, considérant que la absence de réglementation génère une situation d'inégalité, la première proposition du gouvernement limitent l'acces à cette retraite anticipée à ce colectif concret. En pratique, cela signifie que seul un tiers des policiers nationaux pourrait se prévaloir de cette mesure. Les agents affectés au régime des classes passives, qui restent majoritaires au sein du corps, considèrent cela comme une pénalisation et une absence d'uniformité dans le traitement des professionnels.
La proposition du gouvernement espagnol sur la retraite anticipée des forces de sécurité soulève donc des inquiétudes quant à l'exclusion totale de la Guardia Civil, qui est considérée comme une
