Bom cine : la comunitat valenciana dit adieu à un canal relé de films
Le silence tombe sur la Comunitat Valenciana. Après plus de dix ans d’émissions, le canal BOM Cine va disparaître, le 29 juillet 2026, faute d’avoir respecté les obligations imposées par le Consell d’Audiovisuel.
Un accord bancal, une réalité bien éloignée
Initialement autorisé en 2006 avec un permis spécial accordé par la région, BOM Cine était conditionné à une série de contraintes strictes. La chaîne devait allouer une part significative de sa programmation à la langue valencienne (35,71%), produire la majorité de son contenu en Valencianie et assurer l’emploi de professionnels locaux. Une promesse d'engagement, en réalité, totalement non respectée.
Le CACV a unanimement approuvé la cessation d’émissions, une décision qui témoigne d’une profonde déception face à l’inaction de la direction de la chaîne.

Un simulacre de chaîne locale
L’analyse révèle un écart flagrant entre les engagements pris et la réalité. Seulement 5% de la programmation était en valencien, et 0% des productions étaient réalisées en Valencianie. BOM Cine n’était, en substance, qu’un simple répéteur de films, centralisé à Madrid et diffusé simultanément dans toute la péninsule Ibérique. Un véritable leurre, invisible pour la culture et l’identité de la région.
Les autorités régulatrices avaient tenté, depuis 2017, de faire cesser ce simulacre, sans succès. Le canal, en effet, reposait sur une programmation en chaîne, centralisée à Madrid et diffusant des films pré-enregistrés à travers l’ensemble des communautés autonomes où Squirrel Capital exerçait ses droits de diffusion.

La tdt en hd et le dvb-t2 : une opportunité manquée
L’arrivée prochaine du DVB-T2 et des émissions en UHD 4K (le 5 novembre) représentait une chance de moderniser le canal et de s’adapter aux nouvelles technologies. Mais cette opportunité a été détournée. BOM Cine n’a jamais réellement contribué à la diversité culturelle de la région, et son effacement est une perte regrettable pour la scène audiovisuelle valencienne.
La situation soulève des questions sur le respect des accords de diffusion dans d’autres régions. Une vérification approfondie des contrats en place pourrait être nécessaire pour garantir le respect des engagements pris par les chaînes de TDT.
